Reportage / Reportage en français

Syndicats en colère contre la réforme des rythmes scolaires

La réforme des rythmes scolaires envisagée par l’Éducation Nationale provoque la foudre des syndicats. Sud Éducation 92 dénonce « un projet nuisible et pour les élèves et pour les personnels ». Le point sur les raisons de ce mécontentement.

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Mercredi, Vincent Peillon a présenté le projet de loi sur la réforme scolaire au conseil des ministres. En jeu, le rythme scolaire et la semaine de 4,5 jours contre 4 aujourd’hui. Bertrand Delanoë, maire de Paris, souhaite appliquer le décret sur les réformes scolaires dès la rentrée 2013.

624 écoles en grève, 84% de grévistes et plus de 370 écoles fermées
Le mouvement est « historique », déclare le syndicat SNUipp-FSU à la Bourse du Travail mardi 22 janvier. L’Assemblée Générale a réuni les syndicats du primaire de Paris SNUipp-FSU, Snudi-FO, Sud Éducation, CNT-Ste et CGT Educ’action, et ceux des banlieues comme Sud Éducation 92 et 93. Organisée afin de débattre sur les actions à mener contre la réforme, l’intersyndicale vote la reconduction de la grève à début février.

Le SNUipp-FSU Paris veut faire du bruit : « il faut qu’on nous entende et qu’on arrête de nous dire qu’on est des vilains réactionnaires ». Accusés de manipuler les parents d’élèves, « les attaques viennent aussi bien de la droite que de la gauche » selon l’intervenant du syndicat. Ainsi, une institutrice du 18e arrondissement de Paris déclare « il faut que vérité soit faite sur ce que nous voulons réellement. »

Une audience avec la mairie est prévue en fin d’après-midi. « Ce n’est pas elle qui nous reçoit, c’est nous qui la recevrons si on veut bien ! »  crie une militante en parlant de Colombe Brossel, adjointe au maire chargée de la vie scolaire et de la réussite éducative.

Les raisons de la colère

Les militants dénoncent un décret fait sans concertation préalable. Pourtant, les syndicats ne sont pas contre un changement de l’éducation nationale. Selon eux, cette réforme des rythmes scolaires n’est pas la priorité. Il faudrait déjà remplacer les postes vacants des enseignants. Sud Éducation, l’un des syndicats les plus combatifs, demande le retrait total du décret alors que SNUipp-FSU souhaite seulement son report.

Améliorer les conditions de travail des enseignants

« On veut rester des enseignants dans nos classes », annonce Gaëtan. Pour la CGT, « le ministre des enfants doit se rappeler qu’il est aussi le ministre des enseignants ». Cette réforme n’allège pas les journées qui termineraient à 16h30. Par contre, la pause méridienne serait élargie à 2h45 et ne serait pas rémunérée pour les professeurs restant sur place.

“les enseignants sont perdants sous tous les points”, Gaëtan.

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Manifestants contre la réforme des rythmes scolaires

Une cause nationale

Laurent, professeur des écoles du 13e arrondissement, voudrait que le mouvement s’étende au-delà de Paris dans les banlieues et la province. Il y a « une bataille à mener ». La grève doit devenir nationale pour « imposer un ultimatum au ministère ». Les enseignants des Hauts-de-Seine étaient plus de 160 à manifester 17 janvier. Mais « une journée de grève ne va pas suffire pour gagner » car c’est les « grèves dures qui marchent ».

De son côté, Sud Éducation 93 annonce que six écoles sont fermées à Saint-Denis. En tout, « une petite vingtaine » d’écoles sont fermées dans le département. Les militants demandent un plan d’urgence en Seine-Saint-Denis. Le syndicat déplore de gros problèmes de postes et de remplacements et prévoit « une rentrée 2013 qui s’annonce catastrophique ». Une grève nationale est prévue pour le jeudi 31 janvier.

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